Mi-temps thérapeutique dans la fonction publique : combien d’heures par jour réellement ?

Mi-temps thérapeutique dans la fonction publique : combien d’heures par jour réellement ? Cianeo-Web

Après un arrêt maladie, la reprise du travail peut sembler être une montagne à gravir. Le temps partiel pour raison thérapeutique est justement conçu pour vous permettre de reprendre progressivement. Accessible aux agents de la fonction publique (d’État, territoriale ou hospitalière), ce dispositif permet de concilier votre état de santé avec la poursuite ou la reprise d’une activité professionnelle. Toutefois, le terme ‘’mi-temps’’ est trompeur, car il ne s’agit pas toujours de travailler la moitié de son temps habituel. La réalité est bien plus flexible et s’adapte à chaque situation individuelle. Nous vous montrons dans cet article comment le nombre d’heures de travail est fixé pour un agent sortant d’un arrêt maladie.

Comment la quotité de travail en mi-temps thérapeutique est-elle déterminée ?

La principale source de confusion concernant le dispositif vient du nom ‘’mi-temps’’. L’expression suggère automatiquement une réduction à 50 % de la durée de travail alors qu’il s’agit en réalité d’un taux d’activité prescrit par le médecin traitant en fonction de l’état de santé de l’agent. Ce taux, aussi appelé quotité, est exprimé en pourcentage du temps plein. Dans la fonction publique, il peut varier de 50 % à 90 %.

C’est donc le médecin traitant, et non l’employeur ou l’agent, qui détermine le volume de travail compatible avec le processus de guérison ou de stabilisation. Cette prescription est ensuite soumise à l’avis du comité médical ou du médecin agréé par l’administration qui valide la pertinence de l’aménagement.

Comment s’organisent concrètement les heures de travail durant le mi-temps thérapeutique ?

Une fois la quotité de travail fixée (par exemple, 60 % d’un temps plein de 35 heures, soit 21 heures par semaine), la question de sa répartition se pose. Là encore, il n’y a pas de réponse unique, car l’aménagement du temps de travail doit être pensé pour être bénéfique sur le plan thérapeutique. La mise en place se fait en concertation entre l’agent, le médecin traitant et l’employeur. Plusieurs schémas sont possibles :

  • une réduction du nombre d’heures chaque jour : travailler tous les matins par exemple ;
  • un regroupement des heures sur certains jours : travailler 3 jours complets par semaine au lieu de 5 ;
  • une alternance progressive : commencer avec une quotité faible et l’augmenter au fil des semaines.

La solution choisie doit être la plus adaptée à votre pathologie et aux contraintes du service. L’employeur ne peut refuser la mise en place du temps partiel thérapeutique que pour des motifs liés aux nécessités du service, une décision qui doit être justifiée. 

Qu’en est-il de la durée et de la rémunération du mi-temps thérapeutique ? Cianeo-Web

Qu’en est-il de la durée et de la rémunération du mi-temps thérapeutique ?

Le temps partiel thérapeutique n’est pas une situation permanente. Dans la fonction publique, il est accordé pour une période de 3 mois, renouvelable dans la limite d’un an pour une même affection. Pendant toute cette durée, l’agent public perçoit l’intégralité de son traitement même s’il n’effectue qu’une partie de son temps de travail. Ce maintien intégral du salaire est une différence notable avec le secteur privé où le salarié perçoit son salaire au prorata des heures travaillées, complété par des indemnités journalières de la Sécurité sociale. 

Articles similaires

5/5 - (1 vote)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *